3 407 arrestations judiciaires et 14 080 832 606 euros saisis : la Police Judiciaire Fédérale revient sur 2018

Source Police Fédérale belge

Démantèlement de laboratoires de drogue, recherches de traces d’ADN sur les lieux d’un délit ou mise à jour de pratiques de blanchiment : tel est le quotidien de la Police Judiciaire Fédérale (PJF). Un travail qui frappe sans nul doute les imaginations ! Comme le montrent les chiffres, les résultats obtenus en 2018 sont impressionnants.

Vous les connaissez sans doute grâce à certaines grandes affaires médiatiques comme l’opération Mains propres, l’enquête sur le meurtre de Julie Van Espen ou l’arrestation de fugitifs figurant sur la liste des Belgium’s Most Wanted. Les chiffres prouvent également que le travail de la Police Judiciaire Fédérale est diversifié et complexe. En 2018, des centaines de personnes ont été arrêtées pour des faits d’importation, exportation et production de stupéfiants, vol, assassinat et meurtre, trafic d’êtres humains, terrorisme, escroquerie et blanchiment. Pas moins de 3 407 arrestations judiciaires ont été effectuées, soit 9,3 par jour en moyenne. En 2017, le nombre d’arrestations judiciaires s’élevait à 2 907.

En 2018, quelque 11 % de la capacité de recherche de la Police Judiciaire Fédérale ont été consacrés à la lutte contre le trafic de stupéfiants. 1 006 plantations de cannabis ont été démantelées, entraînant la destruction de 250 000 plants. Dans ces plantations ont également été découverts 1,3 tonnes de marijuana, plus de 600 000 euros et 21 armes.

Frapper là où ça fait mal

Autre statistique impressionnante : En 2018, la Police Judiciaire Fédérale a saisi pas moins de 14 080 832 606 euros, dont environ 13 milliards dans le cadre d’un seul dossier. En guise de comparaison, 643 819 017 euros avaient été saisis en 2017 et 349 401 061,91 euros en 2016. La PJF va se focaliser toujours davantage sur la criminalité organisée. À cet égard, les recherches « axées sur le butin » font partie des grands défis actuels et futurs. Quelle est l’ampleur du patrimoine découlant de la criminalité grave, du trafic de drogue, de la traite des êtres humains et des faits commis par des auteurs itinérants ? Nous allons également nous attaquer de plus en plus à cette problématique. Le crime ne peut pas payer, et donc nous devons frapper là où ça fait mal : au portefeuille.

Cette vision se traduit également par les liens de coopération avec nos partenaires internationaux et nationaux comme les administrations publiques, la douane, les zones de la Police Locale, etc.

« Prendre des mesures efficaces et énergiques »

Image La Libre

Pieter De Crem, ministre de la Sécurité et de l’Intérieur :

Avec sa situation stratégique et ses ports internationaux, notre pays fait figure de pôle d’attraction pour de nombreuses formes de criminalité transfrontalière. Ces chiffres impressionnants indiquent toutefois que la Police Judiciaire Fédérale prend des mesures efficaces et énergiques dans sa lutte contre, entre autres, le terrorisme, le trafic d’êtres humains et le trafic de stupéfiants.
Ces statistiques constituent dès lors un adjuvant pour continuer à encourager de nombreux hommes et femmes à opter pour une carrière à la police, à renforcer la coopération entre les différents services de sécurité et judiciaires de notre pays et à lutter contre les nouvelles formes de criminalité, notamment en intensifiant notre présence en ligne.

Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.