H de l’histoire: La première guerre mondialisée

Madani Rafiek pour EBAB

La Première Guerre mondiale (surnommée la Grande Guerre et La Première Guerre mondialisée) est un conflit majeur qui a eu lieu de 1914 à 1918, surtout en Europe de l’ouest et en Europe orientale et balkanique.

C’est une guerre qui a concerné la plupart des pays de l’époque (Allemagne, France, Royaume-Uni, Russie, Japon, Etats-Unis, l’Empire Ottomane et colonies), et a mérité le nom sordide de guerre mondiale à partir du début de 1918.

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Image Wikipedia

C’est aussi une guerre qui a engagé des soldats venant de l’ensemble de la population. Cette guerre a aussi été appelée pendant « Entre-deux-guerre », « la der des der », ce qui veut dire la dernière des dernières ou la dernière des guerres.

La plupart des familles ont eu un ou plusieurs membres qui y ont participé. Tous les efforts de chacun des pays ont été engagés: Ce fut une guerre totale et également une perte totale (…).

Le contexte de la première guerre mondialisée

La Frustration française contre les allemands

L’Alsace et la Lorraine, territoires de l’Empire romain situés entre la Meuse et le Rhin, ont été annexés par le Royaume de la France entre 1500 et 1700. Ces mêmes territoires ont fait l’objet d’un rattachement à l’Empire allemand au 1800, puis au Troisième Reich au 1900, avant de redevenir français.

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Les causes de la Première Guerre mondiale sont diverses et ont pu donner lieu à d’importants débats. Certains des historiens disent que ce conflit a éclaté dans les Balkans. La crise diplomatique de l’été 1914 a suivi, qui allait plonger toute l’Europe dans la guerre par le jeu des différentes alliances militaires passées depuis la fin du XIXe siècle entre les principales puissances : (« Triple entente » d’un côté, unissant la France, la Grande-Bretagne et la Russie, « Triple alliance » de l’autre, avec l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie).

Jusqu’au début du XIXe siècle, les Balkans se trouvaient sous la domination de l’Empire ottoman. Mais le déclin de celui que l’on qualifie alors d’« homme malade de l’Europe » et son retrait progressif de la région va laisser place à une importante lutte entre les empires centraux (Autriche-Hongrie et Russie) pour y étendre leur influence. L’Autriche-Hongrie s’inquiétait de la création de nouveaux Etats, comme la Serbie, car cela semblait constituer un encouragement aux différents mouvements nationalistes qui secouaient l’empire austro-hongrois. La Russie de son côté accordait sa protection à la Serbie car elle souhaitait étendre sa domination dans la région, notamment pour pouvoir contrôler les Détroits, voire s’installer à Istanbul. La difficulté de définir de nouvelles frontières dans les Balkans, les nombreuses rivalités locales entre les différents nationalismes (Serbes, Grecs, Bulgares, Roumains…) et la lutte d’influence à laquelle se livraient les deux grands empires centraux (Russie et Autriche-Hongrie) furent à l’origine de deux « guerres balkaniques », en 1912 et en 1913, qui ne firent en réalité qu’accentuer les rivalités à tous les niveaux. Défaits et obligés de concéder de nombreux territoires, la Bulgarie et l’Empire ottoman souhaitaient une revanche afin de mieux défendre leurs intérêts face à la Russie. La Serbie, contrainte d’accepter l’annexion de la Bosnie-Herzégovine par l’Autriche, souhaitait regrouper autour d’elle tous les Slaves du Sud. L’Autriche de son côté, semblait attendre le déclenchement d’une nouvelle crise pour « régler son compte » à la Serbie, dont l’existence même constituait une menace à l’équilibre de l’empire austro-hongrois. La Russie enfin, souhaitait voire son influence progresser encore dans les Balkans pour pouvoir obtenir le contrôle direct des Détroits.

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Archiduc François Ferdinand assassiné par bal

C’est dans ce contexte qu’intervient l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand par un terroriste serbe à Sarajevo le 28 juin 1914. Cet événement constitua l’incident que chacun des Etats de la région semblait attendre pour pouvoir en découdre. Le 7 juillet, après avoir obtenu l’appui de l’Allemagne, le conseil des ministres autrichiens rédige l’ultimatum qui sera remis à la Serbie le 23 juillet.

Le 28 juillet, après avoir refusé une médiation anglaise puis russe, l’Autriche déclarait la guerre à la Serbie, enclenchant le jeu des alliances. La Russie apporte son appui à son allié serbe et décrète la mobilisation. Le 1er août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie, puis le 3 août à la France. Le 4 août, l’Angleterre déclare la guerre à l’Allemagne. En quelques jours, la majorité des pays d’Europe se trouvent engagés dans la guerre, à l’exception des pays scandinaves, de l’Espagne, la Suisse, les Pays-Bas et de l’Italie, qui fait le choix de la neutralité malgré son engagement dans la triple alliance.

La Première Guerre mondialisée en Belgique

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Image Wikipedia – Theobald von Bethmann-Hollweg

En 1914, en application du plan Schlieffen, l’Allemagne, qui a déclaré la guerre à la France, envahit la Belgique pour contourner les armées françaises par le nord en violation de la neutralité belge établie par le traité de 1831 reconnaissant l’indépendance belge et établissant la neutralité du pays sous la garantie des puissances européennes. La rupture du traité déclenche l’entrée en guerre du Royaume-Uni, un des pays garants de l’indépendance belge. Cette violation du droit est ouvertement et publiquement reconnue le 4 août devant le Reichtag par le Chancelier allemand Theobald von Bethmann-Hollweg. Celui-ci, lors d’une communication téléphonique privé avec l’ambassadeur britannique, qualifie le traité de 1839 de « chiffon de papier »

La fin de la guerre

Après la signature de l’Armistice le 11 novembre 1918, le roi se rend à cheval en uniforme de général au Palais de la Nation le 22 novembre 1918, date à laquelle il prononce devant les chambres réunies le discours qui, rendant compte des opérations militaires du passé et annonçant le programme politique de l’avenir (dont l’élément le plus important est le suffrage universel pour les hommes de plus de 21 ans), clôture symboliquement le conflit.

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