L’histoire des dés

Image wikipedia

RM pour ENAB

Le jeu des dés se pratique avec les dés, des objets le plus souvent cubiques dont les 6 faces sont habituellement numérotées de 1 à 6.

Histoire

Les dès tirent certainement leur origine des os des chevilles (spécifiquement l’astragale) d’animaux tels le boeuf. Pour le moment il est difficile à déterminer précisément l’apparition des dés et leurs distinction des osselets, les écrivains antiques semblant confondre les deux jeux. Il est certain de point de vue scientifique qu’ils datent avant les Romains. Leur présence dans des tombes anciennes de la Vallée de l’Indus, des dés cubiques vieux de (d’après les estimations) 4.300 ans y ont été retrouvés, semble pointer vers une origine asiatique. A cette époque, la somme de faces opposées ne vaut pas encore systématiquement 7. Le jeu de dé est mentionné dans le rig-veda et l’atharvaveda indiens.

La connaissance de la numération étrusque, et plus précisément la forme écrite de leurs 6 premiers chiffres, s’est effectuée en découvrant des dés à jouer (ou à divination) dans les objets familiers accompagnant le mort dans sa tombe.

Les jeux de dés furent populaires ensuite à Rome, particulièrement pendant les jours fastes de l’Empire romain, bien qu’ils fussent interdits, sauf pendant les Saturnales. Horace écrivit par exemple ce qu’il présentait comme un jeune homme typique de l’époque, qui perdait son temps aux dés plutôt qu’à dompter son cheval. Jouer de l’argent aux dés était le sujet de plusieurs lois spécifiques ; l’une d’elles statuait qu’aucun procès ne pouvait être demandé par une personne qui autorisait les paris dans sa maison, même s’il avait été attaqué ou si on avait triché contre lui. Les joueurs professionnels étaient cependant courants et certains de leurs dés pipés ont été préservés.

Religieusement les jeux de dés sont interdits.

Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.