Flotte de F-16 partiellement immobilisée au sol

Source: MDB (Ministère Défense Belge)

Image Wikipédia – F16

La Défense prend la décision d’immobiliser temporairement une partie sa flotte de F-16. La raison de cette décision vient d’un incident survenu le 11 février et au cours duquel un F-16 de Florennes a connu des problèmes de moteur au décollage. Le pilote a ensuite effectué un atterrissage contrôlé de précaution conformément aux procédures normalisées. L’enquête montre que plusieurs moteurs présentent des écarts similaires. « La sécurité de la population et de l’équipage est essentielle et nous ne voulons prendre aucun risque inutile », a déclaré le ministère de la Défense. La Défense suit ainsi les conseils du constructeur du moteur et de l’avionneur pour prendre immédiatement des mesures correctives et par précaution, mettre au sol et contrôler les autres avions. La Défense attache une grande importance à la sécurité et met tout en œuvre pour résoudre le problème le plus rapidement possible.

Dans le cadre d’un incident aérien, le directorat de la sécurité aérienne (ASD – Aviation Safety Directorate) de la Défense mène une enquête de sécurité en vol. Au cours du décollage, le F-16 a été confronté à une brûlure de tuyère (nozzle burn through). Il s’agit d’un phénomène dans lequel une rupture de matériau provoque, en raison de la température élevée, la fonte d’un certain nombre de pièces qui peuvent se détacher. Le moteur de l’avion concerné a été démonté et envoyé à l’entreprise de maintenance Patria BEC. L’ASD en a recherché la cause par après. Au cours de cette enquête, les investigateurs ont remarqué un problème avec la goupille de charnière.  Cette goupille fait partie d’un collier mobile sur l’échappement qui est contrôlé selon le régime du moteur. Une vérification approfondie de l’ensemble de la flotte montre qu’un nombre important de moteurs présentent des phénomènes similaires.   

Parallèlement à l’enquête, tous les partenaires des forces aériennes européennes participantes et les constructeurs ont été informés. Le constructeur de moteur Pratt &Whitney, l’avionneur Lockheed Martin et l’US Air Force ont indiqué, sur la base de ces informations, que des mesures correctives devraient être prises immédiatement sur les moteurs concernés. Le temps de réparation est estimé à 5 jours ouvrables par moteur. Il y a toutefois une pénurie en ce qui concerne les pièces de rechange sur le marché.

Le système de « Quick reaction Alert » au-dessus de l’espace aérien belge et néerlandais restera opérationnel après l’inspection. La Défense prend les mesures nécessaires pour fournir aux F-16 en opération les moteurs de remplacement nécessaires. La question de savoir si d’autres pays rencontrent le même problème fait actuellement l’objet d’une enquête.