« La Boum 2 », flashmob, rassemblements, horeca… : que savons-nous ?

Redaction ENAB

La Boum 2, les événements, la restauration, la culture… : voici ce que nous savons de ce samedi 1er mai, qui se promet d’être chaud.

En cette journée du 1er mai, de nombreux événements, manifestations et même rassemblements sont prévus, mais ce qui inquiète le plus les autorités, c’est l’appel à « La Boum 2 », dans le Bois de la Cambre, à Bruxelles.

Rappelons que le 1er avril, la première  » Boum  » avait rassemblé au Bois de la Cambre entre 1 500 et 2 000 personnes, selon une estimation de la police, qui a dû faire usage de la force pour tenter de disperser la foule. Bilan : 26 policiers, huit participants et sept chevaux ont été blessés et plusieurs voitures de police ont été endommagées. Le collectif L’Abîme a préparé une deuxième fête le 2 avril et a repris le nom de « La Boum » pour sa nouvelle fête illégale planifiée pour le 1er mai.

« Ne tombe pas dans ce piège »

Le maire de la ville de Bruxelles, la zone de police de Bruxelles-Capitale/Ixelles et le parquet de Bruxelles ont publié vendredi un message commun demandant à la population de ne pas se déplacer au « Boum 2 ». Quelque 9 000 personnes se sont dites « intéressées » par cet événement publié sur Facebook.

« Ne tombez pas dans ce piège », a déclaré le Premier ministre Alexander De Croo aux personnes qui souhaiteraient se rendre samedi à l’événement prohibé « La Boum 2 » dans le Bois de la Cambre à Bruxelles.

Le samedi matin, une flashmob a été organisée à la gare de Bruxelles-Central, dans le cadre de « La Boum 2 ».

Manifestations organisées par l’extrême-droite à Liège

Dans le contexte de la fête du travail du 1er mai, de nombreuses associations politiques ont fait une demande d’autorisation de rassemblement dans le respect des mesures sanitaires conformément à l’arrêté ministériel, et ce dans tout le pays. Beaucoup ont été acceptées, mais le maire de la Ville d’Ardente a refusé la tenue de manifestations rattachées à l’extrême droite (Nation) et toute autre contre-manifestation.

En effet, la semaine écoulée, plusieurs associations liégeoises, soutenues par la FGTB de Liège Huy Waremme, avaient fait savoir qu’elles souhaitaient se réunir ce 1er mai et occuper la place Saint-Lambert, au centre de Liège, afin de ne pas céder au mouvement d’extrême-droite Nation. Celui-ci avait appelé au rassemblement pour y dénoncer un sentiment grandissant d’insécurité dans la Cité Ardente, selon lui, après la fusillade survenue le 16 avril à Droixhe. La présence de Carrera Neefs, membre de Schild & Vrienden, était attendue. L’ancien membre du Vlaams Belang a été exclu du parti d’extrême droite flamand après avoir rendu hommage à un soldat nazi mort.

Les « festivités » ont commencé ce samedi à Liège, heureusement sans aucun problème.

Le collectif « Wallonia Horeca » abandonne l’ouverture des terrasses

Les propriétaires de restaurants membres du collectif « Wallonie Horeca » renoncent à ouvrir leurs terrasses ce 1er mai, avait fait savoir dimanche sa représentante Valérie Migliore et proprio du café Internazionale à Liège sur le plateau de l’émission « C’est pas tous les jours dimanche » sur RTL-TVi.

Ce collectif avait annoncé, pour contester les mesures sanitaires, ouvrir ses terrasses à partir du 1er mai, alors que le comité de concertation a pour sa part décrété d’autoriser cette réouverture une semaine plus tard, le samedi 8 mai.

Le Cour de Première Instance de Bruxelles estime vendredi que la décision de fermeture des restaurants décidée le 28 octobre 2020 est contraire à la loi, rapportent les journaux RTBF, L’Echo et Sudpresse.

La Cour avait été sollicitée en urgence par 52 propriétaires de restaurants qui ont contesté l’obligation de fermeture. La Cour de première instance francophone de Bruxelles a jugé leur requête fondée et recevable, dans une ordonnance de référé rendue le 30 avril.

Ce tribunal considère que la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden (CD&V) n’avait pas le droit de prendre ces mesures, ni de sanctionner leur non-respect. Le gouvernement belge est également blâmé pour ne pas avoir préalablement consulté le Conseil d’État. Le tribunal a également considéré que le gouvernement fédéral a violé le principe de non-discrimination lorsqu’il a autorisé le secteur de l’horeca à maintenir les cantines ouvertes.

Culture

Dans le cadre de la cinquième action du collectif « Still Standing for Culture », de plusieurs lieux culturels reprennent leur programmation suspendue depuis 6 mois et bravent l’interdiction d’ouverture. Les établissements concernés assureront de multiples animations depuis vendredi et jusqu’au 8 mai, dans le respect des protocoles sanitaires.

Vendredi soir a commencé cette opération qui avait pour but d’ouvrir au public près de 130 lieux culturels francophones. La police a bloqué le Monty à Genappe mais a permis à d’autres événements de se dérouler, comme les Halles de Schaerbeek à Bruxelles.

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